Kami Barbe FroideKami Barbe Froide

Kami

Surnom : Barbe Froide

Devise : Me amet qui possit (M'aime qui peut)

Grade : Sergent d'armes


Biographie :

1219 – Baronnie de Macy

Fruit non désiré du croisement d’une troupe de soudards en maraude et d’une jeune fille de passage (bien que de bonne famille), il est déclaré mort-né un beau jour de la fin du mois de juin au village de Macy, alors même que sa génitrice décède après plus de deux journées de travail.

Il reprend vie (en hurlant à plein poumons, tardivement mais comme faire se doit) au moment où le prêtre (de la paroisse Ste Marie Madeleine église nouvellement construite en remplacement de l’église primitive de Saint Germain à Macy), venu donner les derniers sacrements à la défunte, récupère son corps. Ledit prêtre convaincu de l’intervention Divine, couine au miracle en se jetant à genoux (que dans son Immense Ferveur et aidé d’un excessif léger surpoids, il se brise) tout en laissant le malheureux miraculé choir la tête la première sur le sol.

La ventrière (vieille rebouteuse du village), toujours sur place, diagnostique une brisure du crâne devant rapidement déboucher sur une mort certaine.

Ainsi passe sa première journée : à peine né, deux fois mort.

Tout au long de l’année 1219 – Baronnie de Macy

Sous l’œil attentif du désormais prêtre béquillé (sa famille l’ayant dûment rejeté), la fracture finit par se résorber sans laisser de séquelles apparentes.

Une fois la guérison acquise, le prêtre confie l’enfantel au monastère de Saint Germain des Près (qui devient ainsi sa patrie moniale) dont dépend sa paroisse, afin de lui permettre de grandir et de faire son éducation dans l’Ombre et l’Amour de Dieu

1219-1229 – Abbaye de Saint Germain des Près

S’il y apprend lettres et chiffres et se révèle efficace et diligent en ces exercices, il ne montre par contre qu’un très vague engouement (d’aucun dirait tout juste à peine poli) pour la vie monastique, ses plaisirs simples et ses contraintes fortes, au grand dam des trois abbés qui se succèderont durant cette période (Hugues VII de Flacourt, Gauthier puis Odon)[1] [2] (Sur ce dernier point, il apparaît clairement que ces pères sévères d'abbés cedèrent !).

1230– Abbaye de Saint Germain des Près

Le Maitre des novices l’incorpore au collège dont il a la charge.

C’est au cours de sa première leçon particulière que notre tout jeune novice refuse net que le Maître lui impose sa vision très socratique sur l’éducation des jeunes garçons.

Le moinillon profite de la confusion qui s’ensuit pour s’enfuir de l’abbaye

L’ecclésiaste, pour sa part, meurt en quelques heures des suites du mauvais épanchement de ses humeurs, ses outils « pédagogiques » tranchés et déposés sur les Saintes Evangiles ouvertes (Luc chapitre 18, 16 : « Iesus autem convocans illos dixit sinite pueros venire ad me et nolite eos vetare talium est enim regnum Dei »).

A la suite de cela, une excommunication sera rapidement prononcée pour l’absence de respect dû aux objets liturgiques (sans que l’Eglise ne précise plus avant les objets concernés par la mesure).

A peine 11 ans, et déjà une expérience avérée réussie d’escoÿeur !

1230 – Baronnie de Macy et ses environs

Livré à lui-même pour la première fois de sa jeune vie, il erre sur les routes de nos belles campagnes, et y survit de braconnages de petits gibiers (nécessité faisant loi, il apprend seul à fabriquer et à poser des pièges), de pillages de poulaillers, potagers et autres garde-mangers des fermes alentours.

Il n’oublie pas, non plus, de vider le plus systématiquement possible les différents troncs (d’église) qu’il rencontre.

1232 - Baronnie de Macy et ses environs

Pris (la main dans un sac qui n’était pas le sien), puis livré aux sergents d’armes du Seigneur de Macy pour vagabondage et rapines, il est monnayé par ses geôliers, avant même de passer en justice, auprès d’un sergent recruteur d’une troupe mercenaire.

Il choisit de rester « enrôlé volontaire » le temps d’acquérir les rudiments du combat armé, puis déserte dès la première occasion, pour reprendre sa vie de vagabond et de tire-laine.

1233 –Abbaye Royale de Saint-Denys en France (24 février)

Pour le plaisir autant que pour faire la nique à l’Eglise, il organise un chahut en l’église et en profite pour voler le Saint Clou qui y est conservé (à la barbe du roi Louis IX). Il en fait une copie qu’il replace (au premier jour du mois d’avril 1233) de façon à ce qu’elle soit facilement trouvée (la copie !). [3] [4] [5]

Il porte depuis le Clou original en sautoir.

A la suite de ce dernier épisode religieux, il quitte l’Isle de France pour le pays d’Oc.

1233 - Toulouse

Dans les faubourgs de Toulouse, un vieux menuisier (à priori touché par son jeune âge) le prend comme apprenti.[6]

1239 - Toulouse

A la mort du menuisier, il se retrouve une nouvelle fois à la rue, avec armes et bagages.

Il décide alors (une fois encore, brusquement, sans réfléchir, sur un coup de tête, etc.) de partir en Terre Sainte.

1239 – 1248 – De Toulouse à Saint Jean d'Acre

Il parcourt cette période en offrant ses talents en tant que scribe et ou menuisier, au hasard de ses rencontres et de ses déplacements, n’ayant que le souci d’apprendre de tous, sans jamais se préoccuper de politique, de religion, de différence de culture d’origine et ou de couleur de peau.

Depuis Saint Jean d'Acre, ou il passe une partie de grande de ses hivers suite à sa rencontre en 1239 avec Dame Catherine, jeune noble et alors veuve très fraichement émoulue qu'il console rapidement de son mieux, il parcourt partiellement l’ensemble des empires, royaumes, principautés et comtés d’Orient (Empire de Nicée, royaumes d’Arménie, de Thessalonique, des Seldjoucides, de Syrie, de Jérusalem et d’Egypte, la principauté d’Antioche, les comtés de Tripoli et d’Edesse) [7].

Voyageant seul la plupart du temps, il apprend rapidement à se défendre. Se trouvant finalement peu à l’aise à l’épée, il finit par rapidement troquer cette dernière contre une hache.

1249 – Damas

Au moment de la septième croisade (et plus particulièrement de la prise de Damiette par Louis IX), il se trouve à l’hôpital de Damas, soigné par le médecin musulman Ibn Nafis, après une (stupide) chute de dromadaire, survenue lors d’une rencontre avec une bande de pillards qui le laissera pour mort, avec les deux jambes brisées.[8] [9] [10] [11]

1249 – De Damas à l’Empire Mongol

A peine rétabli, il utilise ses dernières ressources pour se fournir un nouvel équipement et décide sur un -nouveau- coup de tête (pas de séquelle, vraiment ?) de s’aventurer vers l’Est, et s’enfonce en plein empire mongol.

Cette même année, il s’engage auprès de Hülagû Khan (Frère de Kubilai, et petit-fils de Gengis du même titre).

1249 – 1255 – Il-khanat (Empire Mongol)

Son nom chrétien s’avérant être difficile à prononcer, il termine de se couper de ses racines en adoptant définitivement pour nom le sobriquet que lui préfère ses compagnons. Pour toutes et tous, il est désormais Kami.

1255 – 1256 - Alamut

La hache à la main, il participe au sac d’Alamut, apportant ainsi sa contribution au déclin des Ismaélites (Secte des Nizarites).[12] [13]

1258 - Bagdad

Toujours accompagné de sa fidèle hache, il participe au sac de Bagdad ; il y est blessé à l’avant-bras droit.[14]

1260 – Antioche

On le retrouve à Antioche, une fois encore au côté de Hûlegû Khan, au moment où Bohémond VI se soumet à ce dernier.[15]

1260 – 1265 – Il-khanat (Empire Mongol)

Durant cette période, il accompagne Hülegû Khan dans ses diverses batailles et conquêtes (il repasse par Damas en 1260), jusqu’à la mort de ce dernier, en février 1265. [16] [17]

Il est à noter qu’hormis les quelques faits cités ci-dessus, Kami ne s’étend jamais sur le rôle qu’il a pu (ou non) tenir dans l’entourage de Hülegû pendant ces 15 années passées auprès du Khan. Il semble toutefois manifeste qu’il y fut à priori honoré d’une façon ou d’une autre, et qu’il en tira de grandes richesses (A ce sujet, il semble que la tombe d'un grand empereur macédonien fut découverte -et allègrement pillée-, par le plus grand des hasards...).

Début 1265 – D’Orient en Occident

A la mort du Khan (début de l’année 1265), Kami, une fois encore change de vie. A peine le temps de distribuer à ses compagnons les possessions qu’il ne peut emmener, qu’il traverse seul une partie de l’empire Mongol, de la mer Caspienne à la mer Méditerranée pour revenir en Occident par la mer.

Il n’emporte avec lui que ses armes, son armure, deux roncins, son palefroi ainsi que (malgré tout) suffisamment de richesses pour assurer son avenir (et un peu plus encore).

1265 – Du Royaume d’Aragon au Royaume de Navarre

Il accoste au Royaume d’Aragon, le traverse, en fait autant avec le royaume de Navarre et se retrouve sur le chemin de Compostelle en passant par la ville nouvelle de Saint Jean Pied de Port en vue de rejoindre le Royaume de France. [18]

C’est ici que Kami rencontre Hippolyte de Lyon, et que tous deux se retrouvent, après un long moment de confusion (Hippolyte, s’imaginant que Kami est un envahisseur, se met tout d’abord en tête de défendre le Royaume de France) à échanger les dernières nouvelles du monde.

Au cours des discussions qui s’ensuivent, Kami apprend, entre autres, que le port d’armes est depuis à peu près cinq années maintenant strictement contrôlé au Royaume de France.[19]

Peu désireux de se séparer de ses armes, il accepte rapidement de suivre son nouveau compagnon à Carthagène.[20]

1265 – Royaume de Castille

Chemin faisant, nos deux compains croisent la route des Corbins dans la région de la Murcie, et, sur un dernier coup de tête, Kami, après avoir convaincu Hippolyte, achète, contre toute attente et après une assez courte discussion avec Sire Corbin, leurs deux places dans la Troupe.

Il retrouve Dame Catherine, qui fait appel, cette même année et par le plus grand des hasards, aux services de la Troupe, à l'occasion de l'un de ses voyages vers le royaume de Castille. Leur histoire reprend là ou elle s'était arrétée 17 ans auparavant.

1267 – Quelque part En Occident

Toujours Corbin… L’avenir reste à écrire !

Bon…

Reste LA question non abordée… Pourquoi « Barbe Froide » ?

Et bien… D’après ses compagnons Corbins, Kami sourit peu. Très peu… L’explication qu’il en donne quand la question lui est posée ? Simple : sa barbe, constamment gelée, l’en empêche ; malédiction divine pour ses innombrables péchés passés, présents et à venir !

Le problème reste que pour s’assurer de la véracité de la chose, il faudrait la lui toucher, cette barbe. Or, jusqu’à présent, tout un chacun ayant posé la question a semble-t-il préféré accepter l’explication telle que donnée.

[1] http://monumentshistoriques.free.fr/abbayes/germain/abbes.html
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye
[3] http://www.tourisme93.com/Local/basilique/images/pdf/Livret%20jeu-SD.pdf
[4] http://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/cgi-bin/bluemtn?a=d&d=bmtnabh19051015-01.2.6&e=-------en-20--1--txt-txIN-------
[5] https://fr.wikisource.org/wiki/Chronique_de_Guillaume_de_Nangis/R%C3%A8gne_de_Louis_IX_(1226-1270)
[6] http://www.cosmovisions.com/histLanguedoc.htm
[7] http://www.cosmovisions.com/atlasVL026.htm
[8] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Nafis
[9] https://fr.wikipedia.org/wiki/Damiette
[10] https://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_de_Damiette_(1249)
[11] https://fr.wikipedia.org/wiki/Septi%C3%A8me_croisade
[12] https://fr.wikipedia.org/wiki/Alamut
[13] https://fr.wikipedia.org/wiki/Niz%C3%A2rites
[14] https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bagdad_(1258)
[15] https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliances_franco-mongoles
[16] https://fr.wikipedia.org/wiki/Houlagou_Khan
[17] http://www.maison-islam.com/articles/?p=509
[18] http://www.cosmovisions.com/cartes/VL/027d.htm
[19] https://fr.wikipedia.org/wiki/1260#cite_note-18
[20] http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1011257-La_Reconqu%c3%aate_XIIIe_si%c3%a8cle.jpg

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