Ecgberth Englinovarangoi

Surnom

Devise

Titre - Grade : Mercenaire

Biographie

Né en 1238 à Nicée au sein de l'empire de Nicée, Ecgberht est issue d'une famille de noblesse saxonne ayant fui l’Angleterre lors des « pacifications » du royaume par Guillaume le conquérant, octroyant les terres appartenant à la noblesse saxonne à la nouvelle noblesse normande. C'est la seule information retenue par la tradition orale de la famille, dont le nom d'origine a été oublié au cours des années. A défaut, les ancêtres d'Ecgberht faisant partie de la section anglaise de la garde varangienne s'en sont attribué le nom : Englinovarangoi.

Ecgberht, élevé par sa mère dans le souvenir de son grand-père Khristophoros, mort en défendant Constantinople face à la quatrième croisade en 1204, est un idéaliste qui ne rêve que de remettre à la lumière du jour, la splendeur passée de l'empire byzantin (make byzantium great again!). L'empire morcelé en plusieurs royaumes latins, la résistance grecque s'établit en Asie Mineure au sein de l'empire de Nicée.

Le père d'Ecgberht, Elais, s'arrange pour lui assurer la meilleure formation militaire possible quand il n'est pas en campagne contre le sultanat de Roum (campagne durant laquelle Elais viendra à disparaître). Ecgberht est formé au maniement de l'arc, du javelot, de la lance et a la daneaxe, son arme fétiche à l'origine de sa réputation sanglante sur le champ de bataille.

La première campagne militaire du jeune Ecgberht s'effectue pour l'empereur de Nicée, Jean IV Lascaris, défendant ses possessions européennes nouvellement acquises face aux Bulgares. C'est lors de cette campagne qu'Ecgberht se fait remarquer comme le raconte le chroniqueur, Historikoi Korectopoulos : « Ecgberht était connu comme un garçon discret, timide et gentil même s'il était hardi à l’entraînement et que sa force en étonnait plus d'un. Un homme fort sans doute mais certainement pas un homme violent. » Cependant, l’historien nous dit aussi plus loin dans ses chroniques : « Lors de la bataille, partant de la troisième ligne, un rire hystérique faisait écho aux craquements des crânes bulgares explosant sous les coups frénétiques de la hache à tête vide (elle aussi) d’Ecgberht. A ce péan lugubre, s’ajoutait la vision rythmique de la hache libérant de grandes gerbes sanglantes, glaçant la moëlle des hommes même les plus endurcis. Ce qui ne fût pas sans me rappeler la poésie des rubans écarlates des lascives danseuses venues des confins de l'Orient rendre hommage à l'Empereur. Oncques ne vit jamais, à ma connaissance, Ecgberht sourire autant. »

On retrouve ensuite notre jeune guerrier au sein de de l'armée de Michel VIII Paléologue lors de la reprise de Constantinople en 1261 où il s'illustre de nouveau, de façon plus discrète, dans un détachement qui s'infiltre dans la ville pour tuer les veilleurs de nuit pour enfin ouvrir l'accès au gros des troupes. C'est lors de cet assaut qu'Ecgberht fit la rencontre des frères de Boiscorbin, mercenaires Latins. Leur amitié se forgea dans le sang venitien.

A la fin du combat, Antoine de Boiscorbin lui fit la proposition suivante :

  • Hé Bebert !
  • Ecgberht Englinovarangoi
  • oui mon Bebert saint glin glin
  • ..
  • Écoute l'anglois, nous retournons en Royaume de France, vient avec nous, tu verras, il y a des gueuses bien là-bas !

 Ecgberht refusa, la gueuse pouvant attendre, l'empire étant constamment menacé.

Cependant l'empereur Michel VIII tient ses frontières grâce à une politique étrangère plus financière que militaire, laissant un Ecgberht ayant goûté au sang et à la violence en proie à une violente frustration. Il réapparaît dans la principauté de Moscou en pleine lutte contre l'envahisseur Mongol puis en Pologne contre les chevaliers teutoniques, se taillant une réputation de mercenaire de grande valeur maniant avec une fluidité exceptionnelle sa hache légère.

De son voyage il revient avec de nouvelles expériences en termes de tactique militaire, un goût prononcé pour l'alcool polonais de conception douteuse, un talent pour le marchandage et une bonne amitié avec un armurier russe qui aime tester ses nouvelles pièces sur Ecgberht. Mais surtout une profonde lassitude face à un avenir sans but, la violence brute ne lui suffisant plus. Il repensa a la proposition d'Antoine...

N'ayant plus rien à perdre, Ecgberht prit la route du Royaume de France en 1265 en esperant trouver de la gueuse. Et finit avec des gueux.

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